Le petit nouveau est arrivé ! il ne demande qu'à être rodé, et la transition se fera en douceur :)

Allier... luia !

C'est la fin des femmes mystérieuses, ou du moins les mystères se dissipent : the volcano effect.

Il a fallu commencer par la fin : Anne LOMÉ [sosa 211] est décédée le 8 octobre 1819 à l'hospice de Blois, à 26 ans. Peut-être des suites de couches... A vérifier. Elle est dite originaire de l'Allier, fille de Jean et Marguerite FARILLAUX. Une petite Antoinette VILLEDIEU est née le 23 novembre 1817 à Tour-en-Sologne. Son père, Jean VILLEDIEU, est un journalier originaire de Fontaines-en-Sologne (Loir-et-Cher). Ne manquait plus que le mariage, trouvé par l'incontournable Fred : Tour-en-Sologne, le 11 février 1817. Et l'Allier prend vie, c'est le cas de le dire !

Demoiselle Anne LAUMAY, âgée de 23 ans environ, née à Chatelois, canton de Montuçon, département de l'Aillier [sic] le 7 du mois de juillet 1793, profession de domestique, demeurant à Tour, département de Loir-et-Cher, fille majeure de Gilbert LOSMET décédé à Chastelois département de l'Aillier le 7 du mois de frimaire an VI et de dame Margueritte PARILLAUX décédée à Hérisson département de L'Aillier le 19 janvier 1839.

Trois googlage plus loin, j'ai pu identifier le dit Chatelois : il s'agit en fait de Cordes-Chateloi (où a été découvert un oppidum), commune de Hérisson, au nord-ouest du département. Peut-être trouverai-je des indices sur ce qui a poussé la jeune femme à monter en Sologne... 178 km au début du XIXe siècle.

Divorcés de l'an 6... (1806)

Rebondissements en série du côté paternel de ma mère. A chaque génération une surprise : divorce et mariage en série, fille naturelle et surtout un divorce en 1806, pendant cette période relativement courte où il a été autorisé après la Révolution (1792-1816).
Aujourd'hui 13 février 1806, dix heures du matin, par devant nous Jean Martin dit de Lanné maire de la commune de Rougeou faisant les fonctions d'officier public de l'état civil de la dite commune de Rougeou canton de Selles-sur-Cher département de Loir-et-Cher, est comparu Anne LEPIN épouse de Pierre MEUNIER tous les deux domiciliés scavoir ledit MEUNIER en cette ditte commune de Rougeou et la ditte LEPIN en la commune de Mur département de Loir-et-Cher, demanderesse en divorce pour cause d'incompatibilité d'humeur contre le dit marié non comparant, laquelle est assistée de Silvain LEPIN, cultivateur demeurant commune de Mur, âgé de 56 ans, frère de la demanderesse, de François BERCION domestique âgé de 22 ans demeurant en cette commune ami de la ditte demandrelle et nous a requis de prononcer la dissolution de son mariage contracté avec ledit MEUNIER le 18 pluviôse an IX par devant l'officier public de cette ditte commune de Rougeou, vu la demande formé par la ditte Anne LEPIN le 15 thermidor an X, duement enregistré et signiffié audit MEUNIER pour comparaître devant nous le 18 fructidor aussi an X conformément aux dispositions de la loi du 20 septembre 1792, Titre Du divorce, partie 2. [...]
Pierre MEUNIER a décidé de ne pas répondre aux différentes significations qui lui ont été faites. Il a affirmé ne pas s'opposer au jugement de divorce
Vu la pétition à nous présenté par la ditte Anne LEPIN aux fins de désigné les jours et heures du prononcement de son divorce et notre réponse à la ditte position portant qu'il serait prononcé par nous ce jourd'huy dix heures du matin, vu la signification de laditte requête répondue par nous fait par exploit dudit sieur Blanchet du 4 février présent mois portant sommation audit MEUNIER de se trouver en notre maison commune cejourd'huy heure susdite, si bon lui semble, lequel dans le cas de non comparution il sera prononcé tant en présence qu'absence, lequel exploit enregistré à Selles-sur-Cher le 6 présent mois.
Le dit MEUNIER n'ayant point comparu ny personne pour lui nous avons relaté les dispositions dudit jugement seing comme attendu que la partie de greffier [?] laditte Anne LEPIN est donée en sa demande, la renvoye devant l'officier public de la commune de Rougeou pour faire prononcer le divorce.
En vertu des pouvoirs qui nous sont délégués par la loi nous avons déclaré au nom de la loi que le mariage entre lesdits Pierre MEUNIER et Anne LEPIN est dissous, et qu'ils sont libres de leurs personnes comme ils l'étoient avant de l'avoir contracté, et nous avons dressé le présent acte, que la partie présente, les trois des témoins ont déclaré ne savoir signer de ce enquis, et l'autre témoin a signé lecture faite les jours mois et an susdit.
18 pluviôse an IX, Rougeou : Pierre MEUNIER, propriétaire cultivateur de 39 ans, originaire de Luzillé (Indre-et-Loire), est veuf de Françoise AUDROUIN (+ 25 floréal an VI) quand il a épousé Anne LEPIN, également veuve de 52 ans. Cinq ans plus tard, alors que le couple fait visiblement commune à part, elle demande et obtient le divorce.

Merci à Chrystiane D. pour l'acte. Source complémentaire : Histoire du divorce.

Marie SAUSSET

Il suffisait de la qualifier de mystérieuse pour qu'elle réapparaisse quelques semaines plus tard. Depuis bientôt quelques quatre ans que j'ai mis le nez dans la généalogie, je bloquais sur cette Marie SAUSSET, parfois orthographiée SAUSSAY [sosa 55], mère de ma trisaïeule Lucienne MEUNIER. Courageusement Fred a fait le tour des patelins solognots autour de Rougeou, où sont nés ses enfants, en vain. Une illumination de l'esprit plus tard, je me suis souvenu de mes chers et précieux recensements qui venaient de me permettre de débloquer une branche morbihanaise orpheline dans ces mêmes années 1880s. Après quelques balbutiements (les lieux de naissance n'étant mentionnés que dans les recensements de 1876 et 1906), voici que le groupe Yahoo! Bénévolat AD 41 m'apportait THE réponse. Plus question de Rougeou, direction Millançay. Autrement dit, rien à voir, si ce n'est que c'est toujours en Sologne, mais une commune 6 fois plus grosse : 600 habitants...
La brume s'est alors levée sur les étangs et les bois...

Village des Guigneaux, Millançay : Marie Mérance SAUSSET naît le 11 janvier 1856 de Noël et de Silvine REFAIT. Journalière, cultivatrice ou ménagère selon les actes, elle épouse un journalier du Bois Biffault en Rougeou, Constant MEUNIER.
Le couple aura (au moins) 5 enfants : Amélie (1878-1963), Léonie dit Lucienne (1881-1965), mon aïeule, Auguste (1884-1965), Clémentine (1889-), marraine de mon grand-père, et Silvain Désiré (1892-).

Archives départementales de Loire-Atlantique

Fraichement revenue de l'inauguration des Archives départementales de Loire-Atlantique (oserai-je dire humidement, vu le temps, peu propice à un vol de parapluie, ce qui m'est pourtant arrivé), il est l'heure de bloguer*. Oh ! ce n'est que le troisième site d'archives départementales visité ces derniers mois (une bonne dizaine, tous centres confondus...), ça fait toujours moins de buzz généalogique que la mise en ligne de l'état-civil d'un département**, mais c'est là que j'ai fait mes premières armes en recherche historique, dans une salle de la clinique voisine mise à disposition du public pendant les travaux.
Ensemble composite de bâtiments de 1933, 1963, 1983 et... 2008 (raté !), les Archives départementales de Loire-Atlantique rouvrent après 3 ans de travaux et quelques mois de fermeture.

Le résultat : 26 nouveaux magasins d'archives (si ma mémoire ne me fait pas défaut), sur trois niveaux : de quoi tenir quelques décennies normalement... Une magnifique salle de lecture en bois, avec un étage consacré au multimédia, le dit étage ouvert sur un patio (très à la mode les patios, cf. les Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, bâtiment également fort intéressant). Une superbe salle de service éducatif (même si j'ai passé l'âge), des couleurs vives dans les couloirs intérieurs. Et pour le côté olfactif, toujours cette merveilleuse odeur de boîte Cauchard.

Côté archives, les AD44, ce sont 31 kilomètres linéaires d'archives. Le plus vieux document date de 1050 : il s'agit de la charte de fondation du prieuré de Béré. Parmi les fonds, notons la présence du fonds de la Chambre des comptes de Bretagne et donc des rôles de capitation, dont j'ai déjà parlé. Tous les registres paroissiaux, recensements de population et tables des successions sont en ligne, documents numérisés auxquels s'ajoutent des archives iconographiques et les délibérations municipales et départementales. Bref, le mieux, c'est d'y aller :)

Le Conseil général vous offre un petit diaporama du site, le programme culturel 2008, le site internet et naturellement les archives en ligne ! Côté presse contemporaine, on en parle sur Maville Ouest-France.

* le silence actuel étant causé par une activité presque professionnelle fatiguante (l'odeur des Cauchard, ça pique le nez), à un projet de déménagement de blog (j'expérimente avant de faire les cartons) et à une préparation de concours... Tout un programme. Pendant ce temps-là, je continue à dénicher de nouveaux départements dans mon ascendance. Véridique !
** à ce sujet, je ne savais pas que les ornais avaient une telle descendance : la majorité des gens qui tombent sur mon blog cherchent des informations sur les
archives en ligne de l'Orne...